Le patois utilise volontiers des expressions imagées. En voici quelques unes entendues dans mon entourage, et qu'il m'arrive (encore) d'utiliser.
S'arrêter à tous les brens d' quien : ("s'arrêter à toutes les crottes de chien") ; c'est à dire s'arrêter souvent.
Un pourchiau qui fait à s' mote c'est le mitan de s' nourriture : "un cochon qui fait comme bon lui semble c'est la moitié de sa nourriture".
Ch'est caud on vot qu' ch'est fait avec du fu : ("c'est chaud on voit que c'est fait avec du feu") ; je me suis brulé la bouche ! [5] Simons, les carottes sont cuites.
J' connos l'ojiau : ("je connais l'oiseau") ; je sais à qui j'ai affaire.
Braire comme eune Mad'leine : ("pleurer comme une Madeleine") ; pleurer à grosses larmes. [6] Desrousseaux, la mort d'Azor.
Ch'ti qui a des ronds i acate : pour acheter il faut de l'argent ; c'est cher !
I faut avoir tué sin père et s'mère : ("il faut avoir tué son père et sa mère") ; qu'ai-je fait pour mériter une telle punition !
I li faut du biau bren pour lui plaire : rien n'est trop beau pour lui !
I en a plein m'n eul : ("il y en a plein mon œil") ; c'est pas beaucoup !
I a entendu braire eune vaque, mais i sais pas dans quelle étabe : ("il a entendu pleurer une vache, mais il ne sait pas dans quelle étable") ; il ne sait pas de quoi il parle.
Avoir le quien : avoir le cafard.
quien : chien.
ojiau/ojeau : oiseau.
braire : pleurer.
acater : acheter.
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